La Vallée de la gastronomie attend la fin de la crise

Vallée gastronomie

Lancé l’an dernier, le concept de Vallée de la gastronomie entend valoriser auprès des touristes internationaux les atouts œno-gastronomiques des régions Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Un peu plus de six cents kilomètres séparent Dijon de Marseille. Le long de cet axe autoroutier majeur, se déclinent quelques-uns des meilleurs atouts œno-gastronomiques de la France. Vins et spécialités de Bourgogne, du Beaujolais, de la vallée du Rhône et de Provence toutes réunies sous l’égide de la Vallée de la gastronomie… Producteurs, domaines, restaurants, fabricants de spécialités locales, lieux d’accueil et activités touristiques seront fédérés dans l’offre de cette vallée, dont les ramifications bien entendu s’étendront à plusieurs dizaines de kilomètres de part et d’autre de l’A31, de l’A6 et de l’A7, laissant par exemple toutes ses chances au Jura d’entrer dans le catalogue des offres. Dans le catalogue actuel, la Bourgogne est référencée pour 19 restaurants, 22 domaines et caves, 5 artisans, 1 producteur (la ferme du Cluselier), 3 lieux de visite (le Cassissium, Veuve Ambal et le Hameau du vin), 5 marchés et 12 activités.

Le lancement en grande pompe s’est fait en juin 2019 à Lyon, affichant de grandes ambitions : devenir une « route du goût » identifiée à l’international, trait d’union entre le bœuf bourguignon, la quenelle sauce Nantua, la moutarde de Dijon, les truffes de la Drôme et de Bourgogne et la bouillabaisse. Une marque de destination dont l’audience doit être amplifiée par les deux cités de la gastronomie prévues sur l’itinéraire : celle de Dijon, qui doit ouvrir fin 2021, et celle de Lyon, qui n’a ouvert ses portes que pendant quelques mois et fait actuellement l’objet de réflexions sur sa possible réouverture. La cité des vins de Beaune et celle de Mâcon complèteront un arsenal de sites touristiques où l’on trouve aussi la cité du chocolat à Tain-l’Hermitage, la maison du Terroir beaujolais à Beaujeu, la maison de la truffe et du vin du Luberon et bien d’autres… La crise sanitaire a quelque peu perturbé le projet, empêchant notamment les actions de communication prévues sur les salons touristiques. Mais l’enthousiasme reste intact chez les promoteurs de ce voyage gourmand au pays du Repas gastronomique, dans lequel la Bourgogne a tout intérêt à s’inscrire pleinement.

Patrice Bouillot