Grands Jours de Bourgogne : une version « off »

La semaine dernière, la grande biennale des vins de Bourgogne était annulée pour cause de coronavirus. Mais quelques vignerons ont organisé un plan de secours qui a permis de capter les professionnels de la filière viticole qui avaient maintenu leur venue.

Jeudi 12 mars, à l’initiative de David Lefort, président de l’organisme de gestion de Rully, 11 vignerons de la Côte chalonnaise et un du Mâconnais se sont réunis au château de Garnerot à Mercurey, là-même ou devait se dérouler une des manifestions officielles. Les flacons de gel hydro-alcoolique à l’entrée n’ont pas empêché BourgogneLife de déguster quelques flacons bien plus vivants.

Le mercurey 1er cru rouge La Chassière 2018 (20 €) de Philippe Garrey incarne la fine grappe des vignes situées à Saint-Martin-sous-Montaigu. Son parfum aérien fait place à une vibrante saveur minérale et met en lumière la biodynamie de son vignoble.

Le Rully Les Gaudoirs 2016 (15 €), produit l’année du gel au domaine de L’Écette par Vincent Daux, offre un nez exotique et frais. Son jus salin à la large persistance livre un vin racé à son zénith.

Œnologue de formation, Aline Beauné a repris cinq hectares familiaux pour se lancer en 2018. Son bourgogne blanc 2018 (9,50 €) est à son image ; plein et énergique. À partager.

Valeur sûre du Chalonnais, le domaine Ninot présente un rully 1er cru Grésigny 2018 (20 €) de toute beauté : la rondeur sensuelle de son jus en fait un vin déjà prêt au service.

Enfin le bouzeron Les Corcelles 2018 (16 €) produit par Xavier Moissenet est un aligoté de grande classe qui appelle la bourriche d’huîtres par sa saveur iodée naturelle.

Guillaume Baroin